Dijon Métropole n’est pas qu’un nom administratif sur une carte préfectorale. C’est le territoire qui structure tout un voyage en Côte d’Or : la ville-centre, ses 22 communes voisines, l’accès au vignoble et le point de départ de la quasi-totalité des itinéraires touristiques de la région. Comprendre ce que recouvre exactement « Dijon Métropole » évite un piège fréquent : croire que la métropole se limite au centre historique, alors qu’elle englobe aussi des villages viticoles comme Marsannay-la-Côte, à l’entrée de la Route des Grands Crus.
Qu’est-ce que Dijon Métropole ?
Dijon Métropole est l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui fédère 23 communes autour de Dijon depuis avril 2017, en remplacement de l’ancienne communauté urbaine du Grand Dijon. Le territoire compte 261 178 habitants selon les données INSEE de 2023, sur une superficie de 240 km², soit une densité d’environ 1 088 habitants par km². Cette agglomération représente près de la moitié de la population du département de la Côte-d’Or.
Géographiquement, la métropole occupe une position charnière : la côte viticole de Bourgogne (de Dijon vers Beaune) à l’ouest, la plaine de la Saône à l’est, le plateau de Langres au nord. Deux rivières, l’Ouche et le Suzon, ainsi que le canal de Bourgogne, traversent le territoire - un atout pour qui aime combiner ville et itinéraires à vélo ou à pied.
Les 23 communes membres
Au-delà de Dijon elle-même, la métropole regroupe : Ahuy, Bressey-sur-Tille, Bretenière, Chenôve, Chevigny-Saint-Sauveur, Corcelles-les-Monts, Daix, Fénay, Flavignerot, Fontaine-lès-Dijon, Hauteville-lès-Dijon, Longvic, Magny-sur-Tille, Marsannay-la-Côte, Neuilly-Crimolois, Ouges, Perrigny-lès-Dijon, Plombières-lès-Dijon, Quetigny, Saint-Apollinaire, Sennecey-lès-Dijon et Talant.
Deux communes méritent une attention particulière pour un séjour touristique : Marsannay-la-Côte, premier village de la Route des Grands Crus en venant de Dijon, et Talant, qui offre un point de vue dégagé sur l’agglomération depuis son promontoire. Les autres communes sont surtout résidentielles ou industrielles et n’ont pas vocation à figurer dans un itinéraire de visite, sauf intérêt spécifique (randonnée, patrimoine local ponctuel).
Le patrimoine mondial UNESCO au cœur de la métropole
Dijon Métropole porte une double reconnaissance UNESCO, rare pour une agglomération de cette taille. D’une part, le repas gastronomique des Français, inscrit au patrimoine culturel immatériel. D’autre part, et c’est le point le plus concret pour un visiteur, les Climats du vignoble de Bourgogne, inscrits au patrimoine mondial le 4 juillet 2015. Cette inscription ne concerne pas que les vignes : le centre historique de Dijon en fait partie intégrante, en tant que siège historique du pouvoir politique et économique qui a organisé le système des climats depuis le Moyen Âge. Le Palais des Ducs, en particulier, est identifié comme le patrimoine bâti qui incarne ce lien entre la ville et le vignoble.
Concrètement, cela signifie qu’une visite du centre historique dijonnais n’est pas un simple détour avant de « descendre » vers le vignoble : elle fait partie du même récit patrimonial que les rangées de vignes de la Côte de Nuits. Le classement UNESCO couvre 1 247 climats, des parcelles de vignes précisément délimitées, avec Dijon comme point d’ancrage nord et Beaune comme second pôle, les deux villes s’étant partagé le pilotage du dossier de candidature.
Pour un visiteur, cette double reconnaissance a une conséquence pratique directe : il n’est pas nécessaire de choisir entre « visiter une ville » et « découvrir un vignoble ». Le parcours logique consiste à lire l’un à travers l’autre, en commençant par le centre historique avant de descendre vers les premiers climats à hauteur de Marsannay-la-Côte.
Gastronomie et vin : l’identité de Dijon Métropole
La Cité internationale de la gastronomie et du vin
Inaugurée sur le site de l’ancien hôpital général, la Cité internationale de la gastronomie et du vin s’étend sur 6,5 hectares aux portes du centre historique, à environ six kilomètres du départ officiel de la Route des Grands Crus, à Marsannay-la-Côte. On y trouve une école des vins de Bourgogne, un village gastronomique avec restaurants et commerces de bouche, une librairie gourmande et un multiplexe de cinéma. C’est l’équipement qui matérialise le mieux, physiquement, le double héritage UNESCO de la ville : gastronomie et vin réunis sur un même site plutôt que dispersés entre musées et caves.
Pour qui prépare un séjour, la Cité fonctionne bien en complément d’une visite du centre historique plutôt qu’en remplacement : comptez une demi-journée sur place si vous voulez inclure une dégustation ou un atelier, moins pour une simple visite des expositions.
La Route des Grands Crus
La Route des Grands Crus relie Dijon à Santenay sur environ 60 kilomètres, en traversant des noms qui parlent aux amateurs de vin bien au-delà de la France : Gevrey-Chambertin, Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges, Meursault, Puligny-Montrachet. Le départ officiel se situe à Marsannay-la-Côte, à la sortie sud de la métropole, ce qui en fait un prolongement naturel d’une journée passée à Dijon plutôt qu’une excursion à part.
Visiter Dijon : à voir et itinéraires
Le centre historique et le Parcours de la Chouette
Le secteur sauvegardé de Dijon se découvre à pied, et le moyen le plus simple de s’y repérer reste le Parcours de la Chouette : un circuit de 22 étapes balisé par des flèches en bronze incrustées dans les pavés, sur environ 3 kilomètres. Comptez 1h30 à 2h pour l’ensemble des boucles (la boucle principale plus les trois boucles secondaires ajoutées au circuit initial, qui couvrent notamment le quartier Jean-Jacques Rousseau et le quartier Zola). Le départ conseillé se trouve au jardin Darcy, mais le parcours étant une boucle, on peut le rejoindre depuis n’importe quel point du centre. Le livret guide n’existe qu’en version papier, disponible à l’office de tourisme, 11 rue des Forges - l’application mobile du même nom permet de suivre le circuit sans le support papier.
Sept sites structurent la visite du centre historique côté vin et gastronomie : le Cellier de Clairvaux (cave monastique du XIIIe siècle), l’église Saint-Philibert, le Palais des Ducs, l’Hôtel de Vogüé, la Bibliothèque patrimoniale, la place François-Rude avec sa statue du Bareuzai, et le Palais de Justice, qui conservait autrefois la réglementation historique du vin.
Dijon en 2 jours
Un format de deux jours permet de couvrir le centre historique et le Parcours de la Chouette le premier jour, puis la Cité internationale de la gastronomie et du vin et une incursion sur la Route des Grands Crus (Marsannay-la-Côte, voire Gevrey-Chambertin) le second. C’est le rythme qui correspond le mieux à un week-end découverte, sans course contre la montre.
Accès et déplacements
En train depuis Paris et Lyon
Dijon bénéficie d’un statut de nœud ferroviaire qui simplifie sérieusement l’organisation d’un séjour. Le TGV le plus rapide relie Paris Gare de Lyon à Dijon Ville en 1h35 en trajet direct, avec environ une quinzaine de liaisons quotidiennes dont la majorité sans changement. Cette proximité avec la capitale explique en partie pourquoi Dijon Métropole fonctionne aussi bien en escapade week-end qu’en étape sur un plus long circuit bourguignon.
Autour de Dijon : communes et escapades proches
Au-delà du centre-ville, la métropole offre plusieurs options pour prolonger un séjour sans quitter le territoire intercommunal.
Marsannay-la-Côte
Premier village en partant de Dijon sur la Route des Grands Crus, Marsannay-la-Côte marque la limite sud de la métropole et le début officiel du vignoble structuré en climats. C’est le point le plus logique pour une première approche du vin bourguignon sans louer de voiture pour la journée entière : une vingtaine de minutes suffisent depuis le centre de Dijon en transport en commun ou en voiture.
Talant
Perchée sur un promontoire à l’ouest de Dijon, Talant offre une vue dégagée sur l’agglomération et, par temps clair, sur les premiers reliefs du vignoble. C’est une étape courte plutôt qu’une destination en soi, à envisager en fin de journée pour prendre du recul sur la ville avant de repartir.
Le canal de Bourgogne
Le canal de Bourgogne traverse le territoire métropolitain et relie, plus largement, la Saône à l’Yonne. Les berges se prêtent à la marche ou au vélo pour qui cherche un rythme plus lent que la visite urbaine, sans sortir du périmètre de la métropole.
Ces communes et itinéraires feront l’objet de fiches dédiées à mesure que ce guide s’étoffe. En attendant, la page consacrée à la ville de Dijon reste la référence pour organiser une première visite du centre-ville, et les itinéraires vers Beaune prolongent naturellement un séjour côté vignoble.
Voir aussi
- Visiter Dijon : que faire, que voir et où séjourner
- Toutes les destinations
- Dijon-Beaune express : 24 h pour voir l’essentiel
- Quand partir en Côte d’Or ?
Questions fréquentes
Dijon Métropole, c'est la même chose que la ville de Dijon ?
Combien de temps prévoir pour découvrir Dijon Métropole ?
Dijon est-elle accessible facilement depuis Paris ?
- Dijon Métropole - Présentation du territoire
- Dijon Métropole - Les 23 communes
- INSEE - Comparateur de territoires, Dijon Métropole
- Vins de Bourgogne - Les Climats inscrits au patrimoine mondial
- Dijon Métropole - Tourisme
- Trainline - Paris Gare de Lyon → Dijon Ville
- Cité internationale de la gastronomie et du vin
- Bourgogne Tourisme - Parcours de la Chouette








