En bref : Le centre historique concentre l’essentiel du patrimoine médiéval (couvert sur notre page dédiée), mais Dijon s’étend bien au-delà du secteur sauvegardé. La ville compte 9 quartiers administratifs et près de 160 000 habitants (estimation 2023). Des résidences cossues de Montchapet aux grands ensembles en requalification de Fontaine d’Ouche, en passant par le campus géant d’Université-Montmuzard et le poumon commercial de la Toison d’Or, chaque quartier a sa propre identité. Voici un tour d’horizon des huit quartiers qui font la ville hors du centre historique.
Les quartiers de Dijon en chiffres
Les 9 quartiers administratifs de Dijon se répartissent ainsi (source : portrait des quartiers Dijon Métropole 2023) :
- Montchapet : 27 456 hab., le plus peuplé et l’un des plus résidentiels
- Chevreul-Parc : 21 952 hab., autour du parc de la Colombière
- Centre-ville : 21 776 hab., le secteur sauvegarde (notre page centre-historique)
- Fontaine d’Ouche : 18 508 hab., grand ensemble en transition écologique
- Varennes-Toison d’Or : 17 171 hab., le plus dynamique (+40 % en 15 ans)
- Bourroches-Port du Canal : 16 422 hab., plus forte croissance projetée d’ici 2032
- Université-Montmuzard : 14 880 hab., campus et vie étudiante
- Drapeau-Clemenceau : 11 854 hab., faubourg populaire et commerçant
- Grésilles : 7 983 hab., le plus ancien grand ensemble en renouveau
Les huit quartiers périphériques totalisent à eux seuls près de 136 000 habitants, soit 86 % de la population municipale.
Quartiers résidentiels : Montchapet et Chevreul-Parc
Montchapet, l’un des quartiers les plus recherchés
Montchapet est le quartier le plus peuplé de Dijon et l’un des plus résidentiels. Né à la fin du XIXe siècle de la subdivision de l’ancien cimetière municipal (transféré à Péjoces en 1920), il aligne maisons de ville avec jardins, immeubles haussmanniens et villas Art deco. La Villa Courtois (1 rue Bernard Courtois), construite en 1926-1927 par l’architecte Gaston Paris pour le négociant en vin Albert Rossigneux, est un bel exemple de cette époque avec son porche néo-égyptien et sa corniche en béton armé. Le quartier accueille le campus dijonnais de Sciences-Po Paris et offre une qualité de vie appréciée des familles. Sa population est stable autour de 27 400 habitants depuis 2019.
La Villa Courtois, perle Art deco
Inscrite à l’inventaire du patrimoine, la Villa Courtois illustre l’architecture résidentielle de l’entre-deux-guerres à Dijon. Sa façade en béton armé, ses ferronneries et son porche inspiré de l’Égypte ancienne en font un témoin rare du goût Art deco en Bourgogne.
Chevreul-Parc et le parc de la Colombière
Chevreul-Parc (21 952 habitants) tire son nom du parc de la Colombière (33 hectares), ancienne réserve de chasse des ducs de Bourgogne devenue le poumon vert de l’ouest dijonnais. C’est un quartier qui vieillit : les plus de 60 ans y représentent 23 % de la population contre 17 % pour la moyenne dijonnaise, et 57 % des ménages sont des personnes seules. Ses rues arborées et ses allées cavalières en font un quartier calme, prisé des retraités et des professions libérales.
Fontaine d’Ouche, Grésilles et Bourroches : la mue urbaine
Le sud-ouest et le sud de Dijon connaissent les transformations les plus profondes.
Fontaine d’Ouche (18 508 habitants) est né de la « ZUP du Lac », projet du maire Chanoine Kir, et construit entre 1968 et 1977. Le quartier compte 45 tours et 35 barres pour environ 4 375 logements, dont 68 % de logements sociaux à l’origine. Après un premier programme ANRU (2007-2015, 30 M€), Fontaine d’Ouche est aujourd’hui ville pilote du projet européen RESPONSE (Horizon 2020), aux côtés de Turku en Finlande. L’objectif : devenir un quartier à énergie positive d’ici 2025 grâce à des panneaux solaires, des batteries de stockage et un dispositif d’autoconsommation collective, le plus grand du genre en France. Le lac Kir (inauguré en 1964) offre un cadre de promenade et d’activités nautiques.
Grésilles (7 983 habitants) est le plus ancien grand ensemble de Dijon, construit à partir de 1953 avec les cités Billardon, Épirey et Locheres. C’est aussi le quartier le plus précaire : 56 % des logements sont des HLM (contre 22 % en ville) et 10 % des ménages vivent en situation de surpeuplement. Mais la rénovation avance : médiathèque, salle Camille-Claudel, voie d’escalade et Maison des Services Publics ont récemment vu le jour. Le tramway T2 dessert le quartier depuis fin 2012.
Bourroches-Port du Canal (16 422 habitants) connaîtra la plus forte croissance de Dijon d’ici 2032, portée par le plan « Grand Sud » : 2 600 nouveaux logements et 5 000 à 6 000 nouveaux habitants sont prévus. L’écoquartier de l’Arsenal, sur d’anciennes emprises militaires, livrera 1 313 logements et 30 000 m² de surfaces tertiaires. Le quartier bénéficie aussi de la Cité de la Gastronomie et du Vin (6,5 hectares sur l’ancien site de l’Hôpital Général), qui associe logements, jardins partagés et équipements culturels. Ses berges aménagées du canal de Bourgogne attirent les jeunes actifs.
Varennes-Toison d’Or et Université : deux visages du dynamisme
Varennes-Toison d’Or (17 171 habitants) est le quartier qui a connu la plus forte poussée démographique : +40 % en 15 ans, porté par le centre commercial Toison d’Or et l’écoquartier Clos de Pouilly. Le centre commercial a ouvert en 1990 sur 56 000 m² avec 120 boutiques, puis a été étendu en 2013 pour 92 M€ pour atteindre 72 000 m² et 150 enseignes. Il accueille 8 à 9,5 millions de visiteurs par an et reste l’un des rares centres périphériques en France à avoir intégré une gare de tramway, des pistes cyclables et un parc public de 12 hectares dans son plan d’ensemble. Le quartier est jeune et familial : 21 % de la population à moins de 18 ans.
Université-Montmuzard (14 880 habitants) abrite le campus éponyme, l’un des plus grands de France avec 150 hectares, 8 facultés, 2 écoles d’ingénieurs et 3 IUT qui accueillent 30 000 à 33 000 étudiants. C’est le quartier le plus jeune de la ville : 91 % des 18-24 ans y sont en formation. La rotation locative y est extrême : 66 % de locataires privés, seulement 2 % de propriétaires. Le tramway T1 relie le campus au centre-ville en 12 minutes.
Quel quartier de Dijon pour votre visite ?
Pour un premier séjour, le centre-ville reste le meilleur choix : monuments, musées et restaurants sont accessibles à pied. Mais si vous revenez ou cherchez une expérience différente :
- Flânerie et nature : le parc de la Colombière à Chevreul-Parc, les berges du canal à Bourroches
- Shopping : le quartier Toison d’Or, accessible en tram T2 depuis le centre
- Ambiance étudiante : les cafés autour du campus Montmuzard, boulevard Docteur Petitjean
- Architecture surprenante : les tours de Fontaine d’Ouche et leur transformation énergétique
Le secteur sauvegardé du centre historique est couvert par notre page dédiée.
Questions fréquentes
Quel est le plus grand quartier de Dijon ?
Comment se déplacer entre les quartiers de Dijon ?
Quels quartiers de Dijon sont en pleine rénovation ?
Une autre question ?
Écrivez-nousSources
- Wikipedia - Dijon
- Dijon Métropole - Portrait des quartiers 2023
- Le Bonbon - Les quartiers où il fait bon vivre à Dijon
- INSEE - Dijon (21231)
- Ville de Dijon - Portrait Chevreul-Parc
- Ville de Dijon - Portrait Grésilles
- Ville de Dijon - Portrait Varennes-Toison d'Or
- Ville de Dijon - Portrait Bourroches-Port du Canal
- CAUE - Villa Courtois Montchapet
- Côte d'Or Tourisme






























